Les vaccins à ARNm sont sûrs vis-à-vis du risque d’évènement cardiovasculaire grave chez les adultes de moins de 75 ans, conclut une étude menée par Epi-Phare, un groupement d’intérêt scientifique constitué par l’Agence du médicament (ANSM) et la CNAM et publiée le 18 janvier. En revanche, les vaccins à adénovirus « apparaissent associés à une légère augmentation du risque d’infarctus du myocarde et d’embolie pulmonaire chez les adultes, dans les deux semaines suivant l’injection ».
Sur une période de 6 mois (juillet à décembre 2021) les chercheurs ont étudié les cas d’adultes vaccinés ou non de 18 à 74 ans admis à l’hôpital en France pour un infarctus du myocarde (38 054 cas), un AVC ischémique (27 626) ou hémorragique (10 040), ou une embolie pulmonaire (8 232). Au mois de juillet 2021 déjà 67 % de la population française avait reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19.
Les chercheurs ont calculé l’incidence relative de chaque évènement cardiovasculaire dans les trois semaines suivant l’injection de la première et la deuxième dose. Les résultats corroborent ceux d’autres études internationales : ils « ne mettent pas en évidence de risque augmenté d’infarctus aigu du myocarde, d’AVC ou d’embolie pulmonaire au cours des trois semaines suivant la première ou la deuxième dose des vaccins à ARNm (Comirnaty et Spikevax) » L’incidence est, a contrario, légèrement augmentée au cours de la deuxième semaine suivant l’injection de vaccins à adénovirus (Vaxzevria, Janssen).
« Ces résultats confirment la sécurité des vaccins à base d’ARNm vis-à-vis du risque d’évènements cardiovasculaires graves étudies chez les adultes de moins de 75 ans ». Mais le bénéfice de la vaccination quel que soit le vaccin reste entier puisque, rappelle l’ANSM, « le COVID-19 lui-même s’est avéré fortement associé aux complications cardiovasculaires ».
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