La prévention, parent pauvre du système de santé français

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire

Nous jouissons d’une espérance de vie relativement longue par rapport aux autres pays de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique) : 82,3 ans contre 80,5 ans en moyenne. Cocorico ? Oui. Mais des écarts importants persistent entre hommes et femmes. Alors que l’espérance de vie des femmes en France est la 3e plus longue parmi les pays de l’OCDE (après le Japon et l’Espagne), celle des hommes est sensiblement moins élevée (se classant seulement 15e sur 34 pays). Le manque de prévention dans notre système de soins est en grande partie à l’origine de ce décalage, selon un rapport de l’organisation publié le 4 novembre (Panorama de la santé). Le tabagisme, la consommation nocive d’alcool et l’accroissement de l’obésité sont mis à l’index. Le pourcentage de la population qui fume quotidiennement en France reste bien supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE (24 % contre 20 %) et il est presque deux fois plus élevé qu’en Suède et en Australie. « La France doit s’inspirer des mesures prises par ces pays pour réduire davantage la consommation de tabac », estime le rapport (paquet neutre notamment).
Quant à l’alcool, bien que sa consommation ait diminué en France au cours des trente dernières années, elle demeure parmi les plus élevées dans les pays de l’OCDE, avec une moyenne de 11,1 litres d’alcool pur par habitant contre 8,8 litres en moyenne, soit 25 % supérieure. « La France s’est dotée depuis le début des années 1990 d’un large éventail de mesures pour limiter la publicité des boissons alcoolisées (la loi Évin), qu’il est important de maintenir le plus possible afin de promouvoir la santé publique », note l’OCDE. Enfin, le surpoids des Français est aussi à surveiller. Si le nombre d’adultes en surpoids ou obèses en France est plus faible que dans la plupart des autres pays, il augmente de façon régulière : un adulte sur 7 était obèse en 2012, contre un sur 9 seulement en 2000. « Un vaste éventail de mesures doit être mis en place pour lutter contre l’obésité, joignant la promotion d’une alimentation plus saine et de l’activité physique, et ce, dès le plus jeune âge », propose l’OCDE. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, seuls 3 % du total des dépenses de santé sont affectés à la prévention. En France, ce taux est encore plus bas, il se situe autour de 2 %.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Economie de la santé Santé publique

La HAS veut limiter les prescriptions inutiles d’antibiotiques en odontologie

Sollicitée par le Conseil national professionnel des chirurgiens-dentistes, l’instance entend harmoniser les pratiques et réduire les prescriptions inutiles, alors que...
Santé publique

Grippe et Covid-19 : nouvelle campagne de vaccination conjointe à partir du 13 octobre

La campagne 2026-2027 de vaccination contre la grippe saisonnière et le Covid-19 débutera le 13 octobre sur l’ensemble du territoire,...
Santé publique

Oral-B relance sa « Mission Santé Dentaire » en Île-de-France

Objectif pour la marque : renforcer la prévention et réduire les inégalités d’accès à l’information, en allant directement à la...
Santé publique

La FDI lance « Génération sourire »

La Fédération dentaire internationale (FDI) a lancé le 6 septembre « Génération Sourire » (Generation Smile), une campagne destinée à...
Santé publique

L’Assurance maladie attire l’attention sur l’hypertension

Baptisée « Votre tension mérite toute votre attention », l’initiative vise à inciter les Français à mesurer régulièrement leur pression...
Santé publique

Île-de-France : une journée consacrée aux traitements chez l’enfant

Le 1eroctobre, l’URPS chirurgiens-dentistes Île-de-France invite gratuitement tous les praticiens libéraux franciliens à « venir mettre à mal les idées...