L’Assemblée nationale entérine la création de l’AMBD

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°5 - 1 février 2023
Information dentaire

C’est fait. En adoptant le 19 janvier en première lecture la proposition de loi (PPL) portée par Stéphanie Rist, députée du groupe Renaissance, sur « l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé », l’Assemblée nationale permet la création de la profession d’assistant en médecine bucco-dentaire (AMBD) ou « assistante dentaire de niveau deux ». L’article 4 du texte complète la seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 4393-8 du Code de la santé publique.

« L’assistant dentaire contribue aux activités de prévention et d’éducation pour la santé dans le domaine bucco-dentaire » et donc désormais également « aux actes d’imagerie à visée diagnostique, aux actes prophylactiques, aux actes orthodontiques et à des soins post-chirurgicaux ». Dans la foulée, l’article 4 bis prévoit que « le nombre d’assistants dentaires contribuant aux actes d’imagerie à visée diagnostique, aux actes prophylactiques, aux actes orthodontiques et à des soins post-chirurgicaux ne peut excéder le nombre de chirurgiens-dentistes ou de médecins qui exercent au sein de la même structure ». Les députés ont voulu éviter, avec l’accord des représentants de la profession, que ne se créent des « usines à détartrages ».

Voilà pour le cadre législatif. Ce sont désormais des décrets d’application qui viendront préciser à la fois les compétences précises des AMBD ainsi que les modalités d’accès à cette profession. Cela pourrait aller relativement vite. La liste des compétences et des formations conduisant à ce nouveau titre a été validée en Commission paritaire pour l’emploi et la formation professionnelle (CPNE-FP), instance composée de représentants des syndicats salariés et patronaux (https://bit.ly/3wp3TUS). Il reste toutefois une étape législative. La PPL a été transmise au Sénat. Mais soumise à la « procédure accélérée » pour écourter la navette parlementaire, elle ne fera l’objet que d’un seul vote au Palais du Luxembourg, vote qui devrait intervenir le 14 ou 15 février prochain. Plus globalement, cette PPL offre de nouvelles possibilités aux infirmiers, kinés et orthophonistes. Elle leur permet notamment, sous conditions (relevant de décrets), l’accès direct aux patients, c’est-à-dire hors prescription médicale.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Exercice professionnel

Communication digitale sans risque

Le Comident met à disposition des industriels du dentaire une « fiche pratique » sur la communication digitale, tirée de...
Exercice professionnel

Installation des médecins : vers le un pour un en zone sur-dotée

Si la régulation démographique des chirurgiens-dentistes est passée par un accord conventionnel, celle des médecins pourrait aboutir par la loi....
Exercice professionnel

Prévenir les TMS : un enjeu majeur pour les entreprises

Première cause de maladies professionnelles en France, les troubles musculosquelettiques (TMS) impactent lourdement la santé des salariés et la performance...
Exercice professionnel

Entre obligations et opportunités, comment bien appréhender l’usage des réseaux sociaux ?

Le cadre juridique et déontologique Aujourd’hui en France, le nombre d’utilisateurs de médias sociaux représente 78,2 % de la population totale [1]....
Exercice professionnel Santé publique

La Réunion : l’ARS suspend un praticien

À la suite d’une inspection ayant mis en lumière « de nombreux manquements à la qualité et à la sécurité des...
Exercice professionnel

Service d’information continu

Le groupe Vidal et la société britannique Datapharm proposent aux professionnels de santé français « SRD Search », un service d’information médicale en ligne accessible...