Le DU de Réhabilitation Orale et Implantologie de l’Université Bordeaux 2 a été représenté par Chiara Pascali. Elle a ouvert le programme de la matinée avec une communication intitulée « Evolution des prothèses implantaires et croissance faciale ». En s’appuyant sur la littérature accompagnée de nombreuses illustrations cliniques, elle a rappelé que la croissance cranio-faciale se poursuivait toute la vie [1] et qu’au niveau alvéolaire, ce phénomène se traduisait par la migration coronaire dentaire. Dans les situations ou un implant était présent dans un maxillaire denté, une infraclusion de la prothèse supra-implantaire par rapport aux dents adjacentes pouvait apparaître au cours du temps, altérant le résultat esthétique obtenu initialement (fig. 1). De même, la perte du point de contact interproximal mésial ou distal, parfois dès 3 mois, entre une prothèse supra-implantaire et une dent naturelle pouvait être une autre conséquence de ce phénomène de croissance continue des maxillaires (fig. 2). Dans une revue systématique de la littérature récente [2], les auteurs rapportent que sur plus de 3 000 zones interproximales observées sur des durées variant de 3 mois à plus de deux années, en moyenne, 44 % des contacts en mésial et 28 % en distal avaient disparu. Sans remettre en question les indications de l’implantologie, elle a souligné l’alternative fiable en termes de solution thérapeutique que pouvait représenter la prothèse collée afin de limiter les conséquences à long terme de cette croissance cranio faciale continue.
Puis Valentin André, du DU de Réhabilitation Implanto-Portée de l’Université de Brest, a présenté une intéressante étude utilisant la modélisation par éléments finis afin de comparer différents types de vis prothétiques utilisées en prothèse transvissée sur piliers intermédiaires. Ainsi, d’après les résultats de son étude…