Afin de prioriser la réduction des déchets à la source et de soutenir le développement de l’économie circulaire, la démarche 5R est une piste d’envol propice. Elle permet d’organiser une gestion optimisée de ces déchets et de profiter des avantages qu’elle représente, tant pour l’équilibre économique de la structure que pour la promotion de la santé publique et la santé de l’équipe. Déjà bien rodée et adoptée par de nombreux secteurs de soins tels que les médecins anesthésistes réanimateurs [1, 2], chacun, chacune peut s’en emparer, l’adapter, la faire évoluer selon son contexte et la hauteur de ses ambitions.
Le principe et de proposer un verbe d’action commençant par R tels que Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler, Repenser, Rendre à la terre/composter, ou encore Réclamer ou Rechercher les consommables et dispositifs médicaux à moindre impact environnemental, par exemple. Ici, nous développerons les 5 premiers R de la liste (fig. 1).
Tout mettre en œuvre pour ne pas produire de déchets
Refuser : C’est l’étape d’évaluation de la balance « utile/futile ». Elle peut mener à refuser les échantillons, cadeaux publicitaires et autres tote-bags, à apposer un « Stop Pub » sur la boîte aux lettres (son non-respect peut entraîner une amende allant jusqu’à 1 500 € [3]) ou se désinscrire des listes de diffusion automatique des mails ou des catalogues publicitaires – via la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) [4].
Réduire : Cette étape s’appuie sur une gestion des stocks raisonnée. Elle permet de réduire la fréquence et les volumes d’achats au strict minimum – pour éviter les emballages superflus et les gaspillages – et d’intégrer des critères lors du choix des biens et consommables, tel qu’un label environnemental [5]. Ce dernier garantit que le fabricant veille à réduire l’impact du bien sur l’environnement à chaque…