Comment guider la première consultation implantaire ?
La première consultation implantaire commence par l’anamnèse, c’est-à-dire l’histoire médicale du patient. Plutôt que de lui demander s’il a des problèmes de santé, mieux vaut chercher à savoir s’il prend des médicaments. En effet, combien de patients se déclarant en excellente santé prennent des médicaments anticoagulants ? Il est également important de connaître ses antécédents chirurgicaux généraux, notamment si la cicatrisation s’est bien passée jusqu’à présent. L’anamnèse doit avoir pour support une fiche de renseignements, mais la compléter avec le patient permet parfois un recueil plus juste des informations [1].
Contre-indications générales à la pose d’implants
On doit s’employer à repérer les contre-indications générales absolues ou « feux rouges » à la chirurgie implantaire.
Pathologies actives
Gardons à l’esprit que la pose d’un implant n’est jamais une urgence chirurgicale. Il est parfois préférable d’attendre que l’état de santé du patient redevienne compatible avec ce type d’intervention, notamment après une chimiothérapie. Les effets de la chimiothérapie étant réversibles à l’arrêt du traitement, le délai d’attente doit être discuté avec l’équipe médicale. L’évaluation du rapport bénéfice/risque doit tenir compte du pronostic médical et des éventuelles séquelles hématologiques post-traitement. Il est recommandé de demander une numération de la formule sanguine (NFS) [1, 8].
Irradiation du site opératoire
Il existe un risque d’ostéoradionécrose en cas d’antécédents de radiothérapie cervico-faciale. Il est essentiel de déterminer la localisation de la tumeur ainsi que la dose d’irradiation reçue au niveau du site implantaire, en contactant l’équipe ayant pris en charge le patient afin d’obtenir la cartographie des doses d’irradiation. Ce risque est particulièrement…