Théorie et technologies de l’empreinte optique en prothèse implanto-portée
Principes de l’empreinte optique
Contrairement aux empreintes conventionnelles qui utilisent des matériaux physico-chimiques silicone ou polyéthers, les scanners intra-oraux permettent de capturer une empreinte en 3D de la denture et des structures environnantes. Cette capture peut reposer sur des technologies de luminescence structurée, d’imagerie confocale, de faisceau laser ou par captures d’images séquentielles [1]. Chaque technique permet d’obtenir un modèle numérique précis et en temps réel, qui est ensuite assemblé dans un logiciel pour une visualisation complète. Les empreintes optiques sont transmises au laboratoire sous des formats standardisés tels que STL, PLY ou OBJ, ainsi que sous des formats propriétaires spécifiques aux scanners. Le STL, largement utilisé pour sa compatibilité universelle, ne permet pas de transmettre les textures ni les couleurs, à la différence des formats PLY et OBJ qui les intègrent. Il est important de vérifier la compatibilité des logiciels du laboratoire qui permettent la conception assistée par ordinateur (CAO) et la fabrication assistée par ordinateur (FAO) afin de sélectionner le format approprié [2, 3].
Les fichiers sont transférés via des plateformes cloud dédiées et sécurisées.
Spécificités des empreintes optiques en implantologie
En prothèse implanto-portée, plusieurs empreintes optiques sont nécessaires, dont une avec un transfert numérique (scanbody) en place (fig. 1). Ces scanbodies (transferts numériques) sont des repères, majoritairement en alliages titane ou en polyétheréthercétone (PEEK), vissés sur l’implant avant la prise d’empreinte numérique. Il sert à transférer avec précision la position tridimensionnelle (3D), l’axe et la connexion de l’implant vers un logiciel de conception prothétique. Leurs géométries diffèrent d’une marque à une autre et selon le modèle…