La chirurgie implantaire est aujourd’hui une procédure courante en odontologie, offrant une solution de réhabilitation fonctionnelle et esthétique aux patients édentés [1].
La première chirurgie implantaire représente une étape clé dans la pratique des chirurgiens-dentistes qui s’y destinent.
Le succès de l’intervention repose non seulement sur la maîtrise des techniques chirurgicales, mais également sur une gestion efficace des facteurs humains, ces nouvelles compétences seront développées dans une première partie. La seconde partie de cet article expose un rétroplanning détaillé de la première chirurgie implantaire en tenant compte de ces facteurs humains déterminants.
Les facteurs humains en implantologie
Les facteurs humains en chirurgie implantaire
Les facteurs humains regroupent les éléments psychologiques, comportementaux, organisationnels et environnementaux qui influencent la performance chirurgicale, notamment en implantologie, où ils impactent précision, sécurité et succès à long terme [2].
Compétence, performance et erreur
– Compétence : résultat d’un apprentissage initial et continu combinant théorie, pratique et expérience.
– Performance : capacité à appliquer sa compétence durant la chirurgie. Elle peut être affectée par le stress, la fatigue ou l’environnement (interruptions, bruit). Identifier et gérer ces facteurs est essentiel pour éviter les erreurs.
– L’erreur : divergence entre le résultat obtenu et le résultat prévu d’une action [3].
Compétences non techniques [4]
Ces compétences (Tableau 1) concernent :
- Les individus : gestion cognitive individuelle.
- Les interactions : communication et coordination interpersonnelles.
En implantologie, où les informations et paramètres à gérer sont nombreux, l’étude des facteurs humains met en avant ces compétences et propose des outils pour éviter les oublis et instaurer des barrières de sécurité.