L’ancrage a toujours constitué un défi majeur en orthodontie. Afin de limiter ou d’éliminer les effets indésirables de la troisième loi de Newton – selon laquelle toute action engendre une réaction égale et opposée, souvent problématique dans ce domaine – plusieurs solutions ont été développées. L’ancrage squelettique a marqué une avancée mécanique majeure, permettant des mouvements orthodontiques jusque-là impossibles [1]. Depuis son introduction, différentes tentatives ont été faites pour identifier l’ancrage squelettique temporaire (TAD) offrant les meilleurs bénéfices mécaniques. Initialement, les implants rétromolaires et palatins, intégrés à l’os, suscitaient de grands espoirs [2]. Toutefois, les ancrages mécaniques, comme les minivis et les miniplaques, se sont imposés comme la meilleure option en raison de leur efficacité, sans nécessiter la collaboration du patient [3]. À première vue, les minivis semblent idéales : elles sont abordables et faciles à poser. Pourtant, elles présentent plusieurs limites par rapport aux miniplaques. Consolaro [14] les qualifie d’ancrage sub-absolu, et non absolu, en raison de leur charge limitée (350 g de force maximale) [5] et ceci a des implications mécaniques notables : nécessité de mouvements dissociés, allongement du temps de traitement et réduction du contrôle biomécanique dans les trois dimensions de l’espace. En revanche, les miniplaques permettent l’application simultanée de vecteurs de force tridimensionnels, raccourcissant le traitement et optimisant le contrôle biomécanique. De plus, les minivis, souvent placées près des racines, entravent les mouvements dentaires et concentrent la charge sur le parodonte, tandis que les miniplaques répartissent cette charge sur l’ensemble du complexe maxillo-facial [6].
Les premiers rapports sur l’usage des miniplaques reposaient sur une mécanique simplifiée, appliquant un unique vecteur de force pour…