L’ostéonécrose des mâchoires (ONM) est un effet délétère possible des thérapeutiques anti-angiogéniques et anti-résorptives osseuses. Ces ostéonécroses sont à l’origine de douleurs, d’expositions osseuses et de fistules cutanées dans certains cas. L’une des étiologies les plus fréquentes résulte de la prise de bisphosphonates ou de denosumab, le plus souvent dans un contexte de pathologie maligne. Cette pathologie ne cesse de progresser ces dernières années, et son traitement reste un défi en chirurgie orale. Le retrait complet de l’os nécrotique et des tissus infectés, associé à la fermeture du site, est essentiel pour permettre la cicatrisation ou ralentir la progression de l’ONM. Dans ces situations cliniques, les analyses de la littérature révèlent des taux de succès variables, compris entre 18 et 50 % en pratiquant des fermetures des sites d’exposition osseuse au moyen de lambeaux muco-périostés.
L’objectif de cette étude de cohorte est d’évaluer les taux de succès de plusieurs techniques chirurgicales utilisant des lambeaux de fermeture, chez des patients atteints de stade 2 et de stade 3 d’ONM, et d’exposer les indications et les limites de ces méthodes de fermeture.
Ce travail est une étude de cohorte rétrospective observationnelle réalisée de mars 2018 à mars 2024.
Les critères d’inclusion ont été des stades 2 et 3 d’ONM, le retrait chirurgical d’os nécrotique, la fermeture du site par des lambeaux locaux, associés à une période de suivi post-opératoire supérieure à 12 mois. Les patients présentant un antécédent de radiothérapie cervico-faciale ou une pathologie métastasée au niveau des mâchoires ont été exclus.
Les données recueillies concernant les patients ont été : l’âge, le sexe, la pathologie primitive maligne ou bénigne, le type de thérapeutique anti-résorptive administré, la localisation de l’ostéonécrose, et les mensurations du défect.
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